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mardi 9 juillet 2013

Le petit journal de chantier n°2 est arrivé !

Les deux numéros du Petit journal de chantier sont disponibles gratuitement dans l'exposition : Les coulisses d'un musée, histoire et vie des collections.






 

lundi 17 juin 2013

LES OPÉRATIONS DU CHANTIER

Compte-rendu des élèves de 3ème du collège Claude Tillier :
 
- CONDITIONNEMENT
 
Le conditionnement est une étape importante du chantier des collections. Toutes les œuvres et tous les objets qui ne sont pas exposés sont stockés en réserves dans des conditions adaptées à leur état de conservation et à leur domaine. Différents matériaux les protègent des chocs, de la lumière ou de la poussière.


Un conditionnement adapté est prévu aussi pour le transport des tableaux par avion à l'occasion de prêts pour des expositions temporaires.

Les peintures de chevalet sont rangées dans des « packs-cadres », sortes de pochettes en plastique faites sur mesure. Les assiettes en faïence sont insérées dans des blocs de mousse creusés sur mesure puis rangées dans des bacs. Les sculptures sont posées sur des étagères protégées par de la mousse. Les petits objets d’art décoratif sont stockés dans des armoires fermées. Enfin, les arts graphiques sont placés horizontalement et individuellement dans des pochettes neutres conservées dans des meubles à tiroirs.



 
Une photo et le numéro d’inventaire des œuvres sont affichés sur les boîtes pour les identifier facilement. Les bacs, les étagères, les travées et les salles sont numérotés pour retrouver facilement les œuvres.
Les CM1 s'exercent à la confection de packs-cadres
 
Les 3èmes s'exercent à la confection de protections en mousse pour des faïences


 
 

LES DOMAINES DE CLASSEMENT

Compte-rendu des élèves de 3ème du collège Claude Tillier :

- ETHNOGRAPHIE
 
Le terme « ethnographie » est composé de ethno, classe d’êtres, et graphie, écrire. Ce domaine concerne donc les objets qui racontent la vie d’un peuple et leurs activités. Les objets d’ethnographie sont avant tout utiles et ne possèdent en général pas de décorations, contrairement aux objets d’art.
Au musée de la Loire, la plupart des objets ethnographiques sont des objets sur la Loire : engins de pêche, objets liés à la vie des mariniers, outils de charpentiers de marine ou de laveuses. Il y a aussi de nombreux outils de menuisiers, tonneliers, etc. classés dans le sous domaine artisanat ; d’autres dans le sous domaine agriculture-élevage comme une fourche, une bride de trait ou une hotte de vendangeur.
Enfin, ce domaine regroupe des vêtements et des accessoires comme par exemple une canne, une ombrelle, des sabots ou des boutons de manchettes décorées d’animaux.
 
Les choix et descriptions des CM1 de l'école Franc-Nohain =
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
Bouton d’uniforme de la Compagnie des Inexplosibles de la Loire, vers 1840
Laiton – 2,5 cm
Don des Amis du musée, 2003
Musée de la Loire – COATP 1103
 
 
Ce bouton en laiton (un mélange de cuivre et de zinc) était cousu sur les uniformes des mariniers des Inexplosibles de la Loire. Il est décoré au centre avec une ancre tenue par un cordage, le nom de la compagnie est écrit tout autour.
Les Inexplosibles étaient des bateaux à vapeur qui transportaient des voyageurs sur la Loire comme les cars sur la route aujourd’hui. Le nom « Qui ne peut pas exploser » explique que les bateaux de cette compagnie n’étaient pas dangereux car équipés, comme la cocotte minute, d’un système pour faire partir la pression en trop.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
Gabarit réglementaire à filets, XIXe ou XXe siècle
Buis gravé– 14 x 4 cm
Don des Amis du musée, 2000
Musée de la Loire – COATP 1086
 
Cet objet en bois gravé (du buis) a la forme d’une pyramide. Il était utilisé par les gardes de pêche pour mesurer la taille des mailles des filets des pêcheurs professionnels. Il y avait des pêcheurs qui trichaient pour attraper plus de poissons, s’ils se faisaient prendre ils recevaient une amende.
Pour le contrôle, le garde tenait le gabarit par la poignée et l’enfonçait à travers le filet pour vérifier que les mailles n’étaient pas trop petites en fonction de l’espèce recherchée : par exemple entre 9 et 10 mmde tolérance pour les petites espèces, entre 24,3 et 27 mm pour les grandes espèces et l’écrevisse, entre 36 et 40 mm pour le saumon.
 
 
Les choix et descriptions des 3èmes du collège Claude Tillier =
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tarière de charpentier de marine,  XIXe ou XXe siècle
Bois et métal – 63 x 60 x 5 cm
Don Biry et Bélile, 1956
Musée de la Loire – COATP 956.1.36
 
 
 
C’est l’ancêtre de la perceuse ! La tarière est un outil en métal forgé qui sert à percer des trous dans le bois. Une sorte de vrille permet d’abord de caler l’outil à l’endroit voulu, puis une vis sans fin avec des lames très affûtées perce la planche en faisant des copeaux. Il faut se positionner debout, le buste penché, les bras tendus et les mains sur la poignée en bois puis tourner dans le sens des aiguilles d’une montre comme pour un tire-bouchon.
Le charpentier de marine utilisait la tarière pour percer les planches du bateau et les assembler à l’aide de chevilles en bois.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bride, XIXe ou XXe siècle
Cuir et métal
Musée de la Loire – COATP 961.2.26
 
La bride était utilisée pour harnacher la tête du cheval et le diriger lorsqu’il travaillait dans les champs.
Le mors en métal était positionné au fond de la bouche et les rennes de chaque côté permettaient au laboureur ou au conducteur de la charrette de diriger l’animal vers la droite ou la gauche en tirant dessus. Les œillères de chaque côté de la tête fixaient l’attention du cheval vers l’avant et lui évitaient d’être effrayé au cours du travail de trait. Les chevaux de course ont les mêmes œillères pour être concentrés uniquement sur la ligne d’arrivée.




vendredi 29 mars 2013

LES OPÉRATIONS DU CHANTIER

Compte-rendu des élèves de 3ème du collège Claude Tillier : 

- MANIPULATION


La manipulation des œuvres doit se faire avec beaucoup de précaution et suivant des règles strictes.
La première chose à faire c’est de mettre des gants pour protéger les œuvres mais aussi les mains des agents qui les manipulent (gants en cuir, en tissu ou en nitrile selon les usages).
Pour le déplacement ou la manipulation il convient de ne jamais prendre les œuvres par les parties les plus fragiles (par exemple le bras d’une statue, l’anse d’une coupe), de toujours tenir les objets à deux mains (une en dessous et une sur le côté), de toujours transporter une peinture avec la face vers soi. Les objets les plus lourds doivent être déplacés à plusieurs ou à l’aide d’outils adaptés.
Enfin avant chaque déplacement il faut s’assurer que le parcours est dégagé (les portes ouvertes, les couloirs non encombrés) et que le lieu de destination est prêt à recevoir l’œuvre (socle, vitrines, étagères ou sol recouvert d’un film de mousse protecteur).


- MARQUAGE


Le marquage des objets et des œuvres est obligatoire dans les musées de France. L’intérêt est d’abord de rendre l’identification des œuvres plus facile dans le musée lui-même puisqu’à chaque n° correspond une notice intégrée au registre d’inventaire. Il permet ensuite de reconnaître immédiatement le propriétaire en cas de prêt pour des expositions ou de vol.
Application d'une couche de vernis paraloïd®
Le n° d’inventaire commence toujours au musée de la Loire par CO (pour Cosne), vient ensuite la classification par domaines (P pour peinture par exemple), l’année d’entrée dans les collections, puis le n° de lot dans l’ordre chronologique et enfin le n° d’objet.

Marquage à l'encre de chine sur paraloïd®
Le marquage doit être infalsifiable mais aussi respecter l’intégrité de l’œuvre (une sorte de vernis permet de protéger les surface du marquage à l’encre de chine). Il s’adapte aux matériaux et est proportionné aux dimensions de l’œuvre. Il est également reproduit sur tous les éléments qui constituent l’œuvre (le châssis et le cadre pour un tableau par exemple). Enfin il se positionne à un endroit immédiatement identifiable par les agents du musée, discret pour ne pas être visible du visiteur et loin des zones où il pourrait être effacé par frottement (sous la base d’une statue par exemple).

LES DOMAINES DE CLASSEMENT

Compte-rendu des élèves de 3ème du collège Claude Tillier : 



- ARTS GRAPHIQUES

Les arts graphiques regroupent toutes les œuvres réalisées sur papier suivant différentes techniques : le dessin, l’estampe, la photographie, la peinture ou l’impression.

Les « dessins » peuvent être réalisés à l’aide : de crayon à mine graphite (de couleur grisée), de crayon sanguine (de couleur marron, ocre à orangée claire), de mine de plomb (de couleur grisée), de pastel sec ou gras (polychrome), de fusain (à partir de charbon de bois donc de couleur noire foncée). Dans cette catégorie entre également l’encre de chine appliquée au pinceau (lavis d’encre) ou à la plume.

Les « estampes » rassemblent toutes les gravures composées à partir de bois (xylographie), de métal (eau-forte ou pointe sèche) et de pierre (lithographie).

Dans le sous-domaine « photographie » sont réunis les tirages argentiques (noir & blanc ou couleur) et les négatifs (certains au début du 20ème siècle étaient réalisés sur plaque de verre).

Les « peintures » concernent dans ce domaine uniquement les œuvres sur papier comme l’aquarelle (qui utilise beaucoup d’eau) ou la gouache.

Enfin on classe dans ce domaine arts graphiques les « documents imprimés », reliés ou non comme les cartes de géographie, les documents d’archives ou les livres publiés.

Affiche pour le théâtre de la Chauve-Souris, vers 1920
Serge SOUDEÏKINE (1883 – 1946)
Lithographie avec rehauts de gouache – 114 x 80 cm
Musée de la Loire – CO 2010.1.
Achat, 2010











Achetée en 2010 par le musée, cette affiche est signée du russe Serge Soudeïkine, le même artiste qui a imaginé le Projet de décors et costumes légué par Emile Loiseau en 1970. Elle a été créée selon la technique de la lithographie. Plusieurs plaques de pierre, autant qu’il y a de couleurs différentes, sont gravées puis encrées. Pour imprimer les exemplaires, les feuilles passent ensuite sur chaque plaque de couleur. On remarque d’ailleurs à plusieurs endroits les aplats de couleurs qui se superposent.
C’est une affiche très efficace car elle dit tout du spectacle de Nikita Balieff qu’elle annonce : une chauve-souris qui s’envole vers le spectateur et la silhouette d’une ville russe dans un nuage pour évoquer le titre « Revue de la Chauve-souris de Moscou » ; une Tour Eiffel pour indiquer que la revue est donnée à Paris ; un grand rideau de scène, des couleurs vives, des formes en mouvement et un arlequin pour illustrer le côté burlesque et joyeux de la représentation.

Rémi des Rauches, 1948
Maurice GENEVOIX, écrivain (1890 – 1980)
et Louis-Joseph SOULAS, illustrateur (1905 – 1954)
Maurice ROUAM, éditeur à Orléans
Livre imprimé In-4 en feuilles et burins originaux
Musée de la Loire – COG 1093
Achat, 1999


L’auteur du roman est l’académicien Maurice Genevoix. Il a des attaches dans notre département puisqu’il est né à Decize. Il ne s’est jamais éloigné de la Loire, sa maison près d’Orléans avait une vue directe sur le fleuve et c’est là qu’il a écrit ses plus grands romans.
Le livre raconte la vie de Remi des Rauches, un pêcheur de Loire, notamment au moment d’une grande crue du fleuve.
L’exemplaire du musée est une édition limitée imprimée sur papier vélin filigrané à la forme Bélier de Lana et porte le n°81 sur 125.
Cet ouvrage a été illustré à l’aide de burins originaux réalisés par l’artiste Louis-Joseph Soulas. Les dessins qui représentent des paysages de la Loire et des personnages du livre sont reportés à la pointe sur une plaque de cuivre qui est ensuite encrée. La plaque est alors essuyée mais l’encre reste dans les sillons qui forment le dessin. On presse enfin une feuille de papier sur la plaque pour que l’encre imprime le dessin. On remarque facilement l’empreinte en creux (la cuvette) laissée par la plaque de métal lorsque les pages sont passées sous la presse.

vendredi 8 mars 2013

Etape 3 - séance 2 : ARTS GRAPHIQUES

Jeudi 7 mars 2013
Classe de 3ème – Collège Claude Tillier

« J’écoute, je découvre »
OPÉRATIONS DU CHANTIER 

C'est l'opération "manipulation" que les élèves découvrent dans un premier temps. L'occasion de comprendre toute l'importance des nombreuses règles ou précautions à prendre lorsqu'une œuvre est déplacée, transportée ou manipulée.

Les élèves apprennent ensuite où et comment marquer les objets avec leurs numéros d'inventaire : CO pour Cosne, P pour Peinture / S pour Sculpture / OA pour les objets d'art du domaine Arts Décoratifs / etc, puis l'année d'entrée dans les collections du musée, puis le n° de lot et enfin le n° de l'objet dans ce lot.
 
 

jeudi 21 février 2013

Etape 3 - séance 1 : ARTS GRAPHIQUES

Vendredi 8 février 2013
Classe de 3ème – Collège Claude Tillier

C'est un grand jour... les élèves découvrent enfin le Petit journal du chantier des collections n°1.

« Je m’interroge »
 
DOMAINES DE CLASSIFICATION

Après avoir découvert une multitude d’œuvres variées choisies parmi les arts graphiques (estampes, dessins, peintures, photographies, imprimés), les élèves s’interrogent sur leur classement dans l’un ou l’autre des domaines ou sous-domaines.
Les élèves doivent désormais être capables de différencier parmi les dessins, les techniques : pastel, sanguine, crayon graphite, mine de plomb ou fusain et parmi les peintures, les aquarelles ou gouaches. Ils doivent pouvoir aussi distinguer une lithographie, une xylographie ou une eau-forte.
Ils peuvent également définir le domaine Arts graphiques (celui qui regroupe les œuvres sur papier) ainsi que ses sous-domaines de classement. 

Enfin, ils ont choisi deux œuvres :

Estampe =

Affiche pour le théâtre de la Chauve-Souris, vers 1920 
Serge SOUDEÏKINE (1883 – 1946) 
Lithographie avec rehauts de gouache – 114 x 80 cm 
Musée de la Loire – COp 2010.1.1 
Achat, 2010












Imprimé =
Rémi des Rauches, 1948 
Maurice GENEVOIX, écrivain (1890 – 1980)

et Louis-Joseph SOULAS, illustrateur (1905 – 1954) 
Maurice ROUAM, éditeur à Orléans 
Livre imprimé In-4 en feuilles et burins originaux 
Musée de la Loire – COG 1093 
Achat, 1999


Les élèves partageront prochainement leurs définitions du domaine Arts graphiques, ainsi que des sous-domaines et leurs descriptions des œuvres choisies.

vendredi 21 décembre 2012

Fin d'étape !

Les étapes 1 et 2 sont terminées !
La 1ère édition du Petit journal du chantier des collections va pouvoir enfin prendre forme.

Que de chemin parcouru par le musée de la Loire et les élèves de Franc-Nohain ou Claude Tillier depuis avril 2012 lorsque, pour la première fois et de manière exceptionnelle, les réserves se sont ouvertes à eux !

Aujourd'hui, les domaines peintures, sculptures et arts décoratifs n'ont pour les élèves plus de secret.
Au fil des mois ils ont découvert et expérimenté : les techniques de l'inventaire, du récolement, du constat d'état, de la stabilisation ou de la restauration.
Ils ont pu également rencontrer et interroger des professionnels du chantier : régisseur, restaurateur de peinture et restaurateur de sculpture.

Lors de cette toute dernière séance, l'occasion était trop belle alors, de découvrir à quoi ressemblera cette première édition du Petit journal de chantier qui réunit les textes et les sélections d'objets réalisés tout au long de l'année et présentés sur ce blog en avant-première.

Ensuite, les réserves s'ouvrent une nouvelle fois à eux pour leur permettre de constater effectivement l'avancement du chantier qui se déroule en coulisses.

Les 3èmes découvrent dans les réserves la collection de lorgnettes de théâtre en cours de récolement
 
Les CM1 dans les réserves, à la recherche des objets sélectionnés lors des séances autour des arts décoratifs
 Quel beau moment de convivialité enfin, lorsque pour le bonheur de tous, un petit goûter est offert par le musée pour clôturer ces six mois de travail intensif.

Les 3èmes du Collège Claude Tillier de Cosne-Cours-sur-Loire
 
 
Les CM1 de l'Ecole Franc-Nohain de Cosne-Cours-sur-Loire
 Rendez-vous dès janvier 2013 pour les étapes 3 et 4 (arts graphiques et ethnographie) qui s'achèveront en juin par la seconde édition du Petit journal du chantier des collections.
A suivre...